MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 52

Histoire

Les rameurs au coeur

de la grande guerre
Le 5 juin 1915, Delaplane informe le journal qu'il a
quitté le front pour rejoindre l'aviation où sa demande
d'affectation a été acceptée. Il est maintenant élève
pilote à l'école H. Farman, au camp d'aviation d'Avord
dans le Cher. Il compte bien obtenir son brevet
militaire dans deux mois et ensuite "bombarder les
Boches du haut des airs".

Membre du Rowing club de Paris, Jean Navarre l'As
reconnu comme audacieux et téméraire, est certainement
le plus attachant, le plus original et le plus ... fantasque. Il
aurait pu être un personnage de roman, tant sa fougue et
son courage ont marqué les esprits. Navarre a laissé une
empreinte indélébile dans l'histoire de l'aviation française,
faisant de lui une figure emblématique de la bataille
aérienne de Verdun et l'un des As les plus populaires de la
Première Guerre Mondiale.

En juin 1916 il est nommé adjudant et au début de l'année
1917, il quitte le centre d'aviation d'Avord pour une autre
base au nord de la seine et Marne.

Le 1er avril 1915, Navarre connaît son premier succès
à bord de son Morane "Parasol" n° 27. Accompagné de
son observateur, le lieutenant Robert, il croise un Aviatik
allemand près de Soissons qui, sous les balles de Robert,
sera contraint de se poser dans les lignes françaises. Une
aubaine pour les Français qui capturent les deux aviateurs
allemands. Cette victoire, indiscutable, la première de
l'escadrille MS 12, vaut à Navarre la Médaille militaire et sa
promotion au rang de sergent. Quelques mois plus tard,
après trois missions spéciales qui consistent à déposer
des agents de renseignements dans les lignes adverses,
la Légion d'honneur lui est décernée.

En octobre 1917, les nouvelles de Delaplane sont données
cette fois par le "Rowing Lyonnais" : "Notre champion
d'Europe Delaplane se trouvait dans notre ville, où
il n'a que des amis, pour la réception d'un nouvel
aéroplane, a été victime d'un accident le mercredi 26
septembre en essayant l'appareil. A une hauteur de
50 m, il est tombé sur une maison, s'est gravement
blessé à la figure et a une jambe en bien mauvais état.
Il a fallu près d'une heure aux sauveteurs pour le sortir
de sa triste situation. Il est soigné à l'hôpital militaire
Desgenettes et madame Delaplane est auprès de
lui. Les dernières nouvelles de lundi 1er octobre sont
meilleures, un œil que l'on croyait perdu est sauvé.".

La sentinelle de Verdun

Pendant plus de deux ans il a ainsi servi dans cette arme
prestigieuse et si dangereuse. En 14/18, les avions sont
peu fiables, près de 40 % des pertes sont dues à des
accidents ou des défaillances techniques.

Début février 1916 l'aviateur décide de se porter volontaire
pour aller combattre au-dessus de Verdun où dans les
tranchées, soldats français et allemands se font face.
Jean Navarre est alors enfin pilote de chasse sur le front,
il va pouvoir donner la pleine mesure de ses talents. Le 26
février il réussit le premier doublé de l'histoire de l'aviation
militaire, descendant deux biplans de reconnaissance
allemands. Le 1er avril 1916 il devient officier en obtenant
le grade de sous-lieutenant.

Jean Navarre : l'enfant
terrible de l'aviation

Dès lors il ne cessera d'abattre des avions allemands.
Les fantassins français, qui admirent son culot et ses
prouesses au-dessus de leurs tranchées lui trouvent alors
un surnom, Jean Navarre devient pour tous la «Sentinelle
de Verdun". Le 26 avril, il entre dans l'Histoire en devenant
le premier pilote à descendre quatre avions ennemis dans
la même mission dont un chasseur biplan Albatros D.II.

Jean Navarre

MAGAviron
Numéro 33
Août 2018

52

© DR

Le 10 juillet 1919, l'enfant terrible de l'aviation, Jean
Navarre, pas même âgé de 24 ans, périt dans un tragique
accident d'avion, une bien triste fin pour cet aviateur qui
pouvait se targuer du titre d'As de la Première guerre
mondiale et dont le talent n'était plus à démontrer. Le 10
juillet 1919, que Jean Navarre va succomber suite au crash
de son appareil, alors qu'il effectuait un vol d'entraînement
dans le ciel de l'aérodrome de Villacoublay, réalisant
notamment quelques acrobaties. Au terme d'un vol plané,



Table des matières de la publication MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018

Sommaire
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 1
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 2
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - Sommaire
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 4
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 5
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 6
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 7
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 8
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 9
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 10
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 11
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 12
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 13
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 14
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 15
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 16
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 17
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 18
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 19
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 20
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 21
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 22
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 23
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 24
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 25
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 26
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 27
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 28
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 29
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 30
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 31
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 32
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 33
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 34
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 35
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 36
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 37
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 38
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 39
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 40
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 41
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 42
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 43
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 44
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 45
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 46
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 47
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 48
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 49
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 50
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 51
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 52
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 53
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 54
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 55
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 56
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 57
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 58
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 59
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 60
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 61
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 62
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 63
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 64
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 65
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 66
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 67
MAGAviron - N°33 - Aout/Sept./Oct. 2018 - 68
http://www.nxtbook.fr/newpress/MediasAviron/MagAviron_1811-34
http://www.nxtbook.fr/newpress/MediasAviron/MagAviron_1808-33
http://www.nxtbook.fr/newpress/MediasAviron/MagAviron_1805-32
http://www.nxtbook.fr/newpress/MediasAviron/MagAviron_1803-31
http://www.nxtbook.fr/newpress/MediasAviron/MagAviron_1801-30
http://www.nxtbook.fr/newpress/MediasAviron/MagAviron_1709-29HS
http://www.nxtbook.fr/newpress/MediasAviron/MagAviron_1708-29
http://www.nxtbook.fr/newpress/MediasAviron/MagAviron_1705-28
http://www.nxtbook.fr/newpress/MediasAviron/MagAviron_1702-27
http://www.nxtbook.fr/newpress/MediasAviron/MagAviron_1612-26
http://www.nxtbook.fr/newpress/MediasAviron/MagAviron_1609-25HS
http://www.nxtbook.fr/newpress/MediasAviron/MagAviron_1608-25
http://www.nxtbookMEDIA.com