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ON LINE BRUXELLES PATRIMOINES – ACTES DE LA JOURNÉE D’ÉTUDE – 11/12/2014

tirer des éléments d’analyse. L’étude de la mitoyenneté est à ce titre intéressante. Historiquement, afin de pallier l’absence de système de chauffage performant, les bâtiments étaient accolés les uns aux autres. Cette conception du regroupement des logements fait baisser les surfaces déperditives et, par conséquent, les consommations d’énergie de manière proportionnelle. Dans le bâti neuf, totalement isolé, ces données sont moins importantes. En revanche, dans le bâti ancien non isolé, la mitoyenneté est déjà une stratégie énergétique. L’évaluation des qualités intrinsèques d’un bâtiment, préalable à toute intervention, doit prendre en compte cette donnée essentielle.

La figure 2 schématise la densité de constructions à travers le temps sur un panel de sept îlots. On constate une dislocation de la mitoyenneté et une plus grande consommation de l’espace. L’une des raisons historiques de ce phénomène est liée à la définition de la ville comme lieu d’échanges, où les distances devaient être courtes pour convenir à des déplacements à pied ou à cheval. La ville avait intérêt à être compacte. Ce schéma est également valable pour le bâtiment. Plus il est ramassé, plus il est « vivable ». Au fil du temps, avec de meilleurs systèmes de chauffage, d’autres modes de déplacement, les villes s’étendent, consomment plus de territoire. Sur le schéma, cela se traduit par un inversement du rapport entre les vides et les pleins. Les conséquences de ces mutations sont importantes. Aux XIXe et XXe siècles, la trame végétale s’inverse. Cette donnée doit être prise en compte car, lorsqu’on parle d’îlots de chaleur, de microclimat urbain, de confort d’été, nous sommes dans la situation de la ville ancienne et dense. Cela signifie qu’en hiver, la consommation d’un bâtiment y est théoriquement moins importante que dans les zones périurbaines. Or, quand on la ville comme lieu d’échanges, où les distances devaient être courtes pour convenir à des déplacements à pied ou à cheval. La ville avait intérêt à être compacte. Ce schéma est également valable pour le bâtiment. Plus il est ramassé, plus il est « vivable ». Au fil du temps, avec de meilleurs systèmes de chauffage, d’autres modes de déplacement, les villes s’étendent, consomment plus de territoire. Sur le schéma, cela se traduit par un inversement du rapport entre les vides et les pleins. Les conséquences de ces mutations sont importantes. Aux XIXe et XXe siècles, la trame végétale s’inverse. Cette donnée doit être prise en compte car, lorsqu’on parle d’îlots de chaleur, de microclimat urbain, de confort d’été, nous sommes dans la situation de la ville ancienne et dense. Cela signifie qu’en hiver, la consommation d’un bâtiment y est théoriquement moins importante que dans les zones périurbaines. Or, quand on fait un diagnostic thermique, les données utilisées émanent souvent de stations météorologiques périurbaines, ce qui peut biaiser les calculs d’entrée de jeu. Par exemple, si le même fichier météo sert à faire des calculs sur une zone à Woluwe-Saint-Pierre et sur une autre dans le centre ancien, les erreurs seront plus importantes dans les calculs concernant le Pentagone du fait d’une densité plus grande. Les écarts peuvent aller jusqu’à 10 %.

L’analyse de la trame végétale révèle les disparités microclimatiques, autre forme d’inégalité territoriale. Chaque quartier possède une singularité climatique. Les îlots fermés de la fin du XIXe siècle, par exemple, sont des compositions urbaines pour lesquelles la ventilation nocturne est assurée naturellement en été. La figure 3 montre un îlot dont l’agencement génère un contraste thermique important entre l’intérieur végétalisé et l’espace public minéralisé.

Fig. 2

Schéma de l’évolution historique de la densité de constructions. Au fil du temps, une inversion du rapport entre les pleins et les vides s’opère. On constate une accélération de la consommation de l’espace régional (© Apur).



28 | Formes urbaines, typologie et amélioration des performances énergétiques du bâti ancien bruxellois