Ifra techniques de presse - Édition spéciale Web 2.0 - (Page 9) » www.ifra-nt.com Édition spéciale Web 2.0 techniques de presse Adam B. Kushner Mythe ou réalité ? Le Web 2.0 n’a rien de nouveau. Il s’agit juste de se libérer de la plate-forme PC et de comprendre que les règles de la compétitivité » Tim O’Reilly sont différentes aujourd’hui. eBay est également une entreprise à effets de réseau. Amazon ne l’était pas à l’origine, mais en travaillant très dur, il a réussi à le devenir. Mais tout cela, c’était l’étape n° 1. L’étape n° 2 est arrivée avec la révolution du « peer-to-peer ». Et j’aime décrire cela grâce à une petite anecdote personnelle. Peu de temps avant l’apparition de Napster, j’avais surfé sur mp3.com qui présentait fièrement son serveur en disant : « Regardez, nous avons toutes les musiques à disposition sur notre site. » Un jeune étudiant, qui avait grandi dans le monde d’Internet, est alors arrivé en me disant : « Mais pourquoi auriez-vous besoin de toutes les musiques en un seul et unique endroit ? Mes amis les ont déjà toutes et nous pouvons les échanger. » Une fois les gens connectés, vous n’avez pas besoin d’un centre unique d’archivage ; il suffit d’indiquer à l’internaute l’endroit où il peut trouver ce qu’il cherche. Et toute la révolution du « peer-to-peer » a consisté en cet ensemble d’applications qui disaient : « Admettons désormais que le Web soit une plate-forme de distribution. » Si vous regardez à travers ce filtre, vous apercevez toutes ces nouvelles applications, que ce soit MySpace ou YouTube, qui sont des applications d’exploitation de données collectives. tdp : Chacun des sites que vous avez décrits dépend d’une sorte de masse critique d’auto-perpétuation. Tim O’Reilly : Mais les journaux ne s’ap- s’est passé avec Internet est que nous avons commencé avec cette démocratisation radicale des médias, laquelle mène à un recentrage des médias – simplement sous de nouvelles règles. Les nouvelles règles sont : Vous construisez une architecture de participation. Vous créez un système où plus les gens l’utilisent, plus le système s’améliore, avec des revenus croissants et des effets de réseaux liés à son utilisation. Et la société qui gère ce processus dynamique voit ses revenus augmenter, lesquels finissent par créer une barrière à l’entrée. tdp : Selon la sagesse populaire « c’est à prendre ou à laisser », certains pensent qu’Internet doit être réinventé. Est-ce le cas ? Le Web 2.0 est-il cette réinvention ? Tim O’Reilly : Dans le contexte spécifique des l’activité des utilisateurs. Et c’est un aspect clé du Web 2.0 – les utilisateurs contribuent à ce que vous avez créé. Pensez à la manière dont The Washington Post utilise Technorati et voyez comme la blogosphère réagit à l’article : C’est en quelque sorte la prochaine génération de courriers des lecteurs. Une partie du changement qu’implique le Web 2.0 est de réaliser que le débat n’a pas uniquement lieu sur votre site. tdp : Certaines startups se sont bâties autour des principes mêmes du Web 2.0. Sommes-nous dans une nouvelle bulle Internet ? Tim O’Reilly : Actuellement, nous sommes puient-ils pas sur une certaine masse critique pour se développer ? tdp : Bien sûr, néanmoins, à la différence des applications Web 2.0, le client ne fait pas la production lui-même – pour l’instant en tout cas. Alors la sélection naturelle qu’entraîne la libre économie de marché fonctionne-t-elle aussi bien dans le secteur en ligne que dans n’importe quel autre secteur ? Tim O’Reilly : Oui. Je pense vraiment que nous allons assister à une révolution au cours de la prochaine décennie, dans laquelle le Net va de plus en plus faire partie de ces grands acteurs. Je crois que ce qui journaux, par exemple, il y a quelques éléments concernant le Web 2.0 qui sont très pertinents. L’un, à l’évidence, est le blogging, ce qui est crucial. Il n’y a jamais eu de retour d’information sur les articles de presse auparavant. Je veux dire, il y a le courrier des lecteurs et des gens qui se disent entre eux « bravo, c’était vraiment un bon article », mais avec le blogging, vous obtenez un véritable retour d’information. Et encore une fois, si vous adoptez la mentalité « c’est la manière dont le réseau change les applications », vous commencez déjà à le faire. Les gens se bloquent sur la discussion de savoir si les blogueurs doivent ou non être considérés comme des journalistes, et ma réponse est : Eh bien, certains le sont et d’autres non. Cela n’a pas d’importance. Cela change quand même la nature de l’information, car ce que vous avez vraiment fait est que vous avez créé ce nouveau mécanisme de propagation d’informations et c’est ce qui compte. Quoi qu’il en soit, vous voyez des entreprises qui l’utilisent à un degré supérieur ou inférieur. Vous voyez des journaux montrant l’article qui a suscité le plus d’e-mails. C’est une fonction du Web 2.0 et vous avez là ce retour d’information basé sur une interface utilisateurs. Si vous y réfléchissez, cette fonction est un élément de l’interface utilisateurs qui est généré par dans ce type de mini-bulle autour du Web 2.0, mais la plupart de ces sociétés ont un modèle économique qui est en fait souvent vendu à Google, Yahoo ou Microsoft. Cela a donc entraîné une sous-traitance du développement de produits pour ces entreprises. Il est devenu très bon marché et facile de lancer ce type de nouvelle entreprise. tdp : Faut-il craindre une consolidation ? Tim O’Reilly : Absolument. Je pense que nous sommes dans une période intéressante car le paysage média est en pleine mutation et des batailles juridiques vont émerger. Regardez Google News, par exemple : ce service n’est pas encore capable de gagner de l’argent parce qu’il n’est pas propriétaire des contenus. Mais cela va en partie changer, car les sources d’informations ne sont plus seulement les médias. Dans mon activité [édition de livres] mes concurrents ne sont pas d’autres éditeurs de livres mais des sites Web. Internet a modifié la manière dont les gens acquièrent et utilisent l’information que je publie. Et si j’étais une société média active dans la télévision, j’aurais peur de YouTube, parce qu’il va y avoir de la vidéo générée par des utilisateurs qui donnera une couverture d’événements à la demande et plus immédiate que la mienne. La qualité peut être moins bonne, mais vous aurez ce que vous voulez immédiatement et comme vous le souhaitez. Pour les informations d’actualité, les gens pourraient également choisir leur source. Pour l’information http://www.ifra-nt.com http://www.washingtonpost.com/ http://technorati.com/ http://www.myspace.com http://www.youtube.com/
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