Ifra techniques de presse - Édition spéciale Web 2.0 - (Page 4) Web 2.0 en bref » www.ifra-nt.com Édition spéciale Web 2.0 techniques de presse Steve Shipside Ne vous laissez pas induire en erreur par ce nouveau nom. Le Web 2.0 n’est ni un produit, ni une technologie, ni une révolution. Il correspond plutôt à un concept marketing chapeautant une évolution continue dans la manière dont les gens utilisent Internet. L ’invention du Web 2.0 Le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, offre probablement la définition la plus pertinente du Web 2.0 lorsqu’il définit son objectif comme « rendre Internet utile ». L’idée de base est que l’usage initial du Web – le « Web 1.0 » – reposait sur un modèle dans lequel un éditeur mettait ses informations à la disposition du public sur un site Web. Les clients utilisaient alors des navigateurs pour envoyer une requête d’informations qui leur étaient alors retournées page par page. Si les clients souhaitaient davantage d’informations, voire une actualisation, ils devaient alors cliquer sur l’endroit qui les intéresse et attendre le transfert des données puis l’actualisation de l’écran. Voilà en gros comment fonctionne le Web 1.0, qui est certainement la norme pour la grande majorité des sites de journaux en ligne. Le Web 2.0 n’est pas un concept défini avec précision, mais il diffère du Web 1.0 sur trois aspects essentiels : le public devient éditeur de contenus ; il décide comment visualiser l’information ; et il crée, par sa manière d’utiliser le Web, des communautés d’intérêt. Flock est un navigateur libre créé par un ancien de la fondation Mozilla et résolument tourné vers le partage des informations. Son outil de création de Blog est un module de type WYSIWYG qui supporte le « glissé/déposé ». Sur le site du développeur Alan Taylor se trouvent différents programmes que l’on peut ajouter sur son site Web, dont la version Amazon Light pour ceux qui souhaitent devenir des partenaires commerciaux du site marchand. Le consommateur devient éditeur Le Web 1.0 repose sur l’idée selon laquelle l’éditeur est l’acteur en bout de chaîne (du serveur) et le client le consommateur d’informations. Ainsi, CNN met ses informations sur CNN.com et le consommateur se rend sur ce site pour cliquer sur les articles qui l’intéressent. Ce qui est important avec le Web 2.0, c’est que ce modèle n’est plus toujours d’actualité et c’est justement cette nouvelle mentalité, beaucoup plus que n’importe quelle nouvelle technologie ou « weblication » (application basée sur le Web), qui a des conséquences sur l’activité d’édition. Les blogs sont devenus un moyen beaucoup plus répandu d’obtenir des informations sur des centres d’intérêt ou en provenance de lieux dangereux. Les Podcasts ont fait baisser les coûts et supprimé les barrières technologiques de la diffusion audio en créant un monde complètement nouveau de « micro-broadcasts » diffusés via Internet. Les gens qui avaient l’habitude d’être des consommateurs d’informations deviennent maintenant des éditeurs de plein droit et la plupart des « weblications » asso4 ciées au Web 2.0 sont faites pour les aider à organiser et publier leurs propres contenus. La popularité croissante de wiki se reflète dans l’ascension de Wikipedia. L’idée que le public édite lui-même les pages sur le Web met clairement au défi le bon vieux modèle du Web 1.0. Si vous parlez de wiki aux gens de la presse, ils penseront très probablement à l’expérience courageuse mais malheureuse de « wikitorial » du Los Angeles Times. Ne vous méprenez pas sur ce cuisant échec. Wiki est une fonction de plus en plus courante du paysage Web et pour savoir rapidement ce qu’elle pourrait impliquer pour l’édition de journaux locaux, il suffit de regarder des sites comme www.rocwiki.org. Vous verrez alors ce qu’est un journal local édité par des citoyens locaux eux-mêmes. En plus de publier leurs propres contenus, les utilisateurs deviennent acteurs de la manière dont ils veulent visualiser les contenus d’autres sources. Les journalistes sérieux obtiennent généralement leurs informations via des fils de contenus RSS, collectés et remodelés par des « agréga- teurs ». Ce qui signifie, comme l’explique le PDG d’Associated Press, Tom Curley, que « dans cette prochaine étape [du Web], les contenus seront plus importants que le vaisseau les contenant… Les « killer applications », telles que les logiciels de recherche, RSS et de capture vidéo comme TiVo — pour n’en nommer que quelques-unes — ont commencé à débloquer des contenus de n’importe quel vaisseau dans lequel on tente de les placer. » À propos du « vaisseau » Là où les applications Web 2.0 entrent en jeu, c’est en permettant à l’utilisateur de modifier, personnaliser, voire changer complètement le vaisseau tout en intégrant ses propres informations. Pour prendre l’exemple du RSS, on a déjà remarqué que l’utilisation d’agrégateurs signifiait que les journalistes « purs et durs » ne consultaient plus CNN ni la BBC pour leurs titres. En revanche, ils ont tendance à souscrire à des sources d’informations différentes via un agrégateur comme Bloglines. Ce processus a désormais franchi une nouvelle étape avec http://www.ifra-nt.com http://www.flock.com http://www.kokogiak.com/ http://www.wikipedia.org/ http://www.rocwiki.org/ http://www.bloglines.com/
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