Ifra techniques de presse - Édition spéciale Web 2.0 - (Page 22) Ce qu’ils en disent » www.ifra-nt.com Édition spéciale Web 2.0 techniques de presse Valérie Arnould La question du Web 2.0 n’a pas échappé aux fournisseurs de la presse. Ils sont plus ou moins avancés dans l’intégration de cette nouvelle philosophie dans leur offre produit mais on comprend dans ces premières réponses qu’ils saisissent eux aussi les enjeux. Brainstorming de nos fournisseurs Gerd-R. Schmidtke, directeur de Funkinform pose en préambule la question que tous se posent : « Le problème des nouveaux modèles économiques qui restent à trouver dans une conception Web 2.0 d’un site média n’est pas encore résolu. Si chacun peut communiquer avec chacun et placer sa propre contribution pour être publiée sur le Web, le rôle privilégié réservé aux journaux en matière de publication devient obsolète. À qui appartient l’information et qui a le droit de la commercialiser et sous quelle forme ? Les vecteurs de type E-paper, le M-paper (édition mobile) ou l’E-INK ne sont-ils que des solutions provisoires et vers quoi les consommateurs vont-ils se tourner ? ». Gerd-R. Schmidtke souligne que le Web 2.0 est de plus en plus à voir comme une sirène d’alarme car les concepts établis en matière de marketing et de vente dans la branche médias sont remis en question. Mais le directeur de Funkinform n’est pas choqué par l’émergence de toutes ces questions car il estime que c’est finalement un retour à une pratique essentielle de connaissance des consommateurs (ses partenaires). Le cœur du problème est bien de pouvoir servir individuellement les internautes et de les impliquer. Les aspects purement technologiques ne lui semblent pas un obstacle. Au risque de paraître parfaitement iconoclaste, Patrick Henrotte, Coprésident du groupe français TBS-TRIAS estime qu’il est rassurant pour les éditeurs de structurer leur réflexion autour des outils que proposent leurs fournisseurs : « Finalement nous sommes des marchands d’outils, une partie de nos développements porte sur ce que demandent nos clients et une autre sur ce que nous voyons émerger en termes de tendances générales. Nous aurons toujours des outils à proposer mais le risque est que la technologie serve de point de repère au détriment des choix stratégiques. Et là il me semble qu’il y a des décisions essentielles à prendre. Au-delà du phénomène marketing du Web 2.0 se prépare une révolution fondamentale. Globalement, un média s’appuie sur trois composantes : le contenu, la mise en forme et la distribution. Les groupes de presse vont peut-être devoir choisir sur quelle priorité ils devront investir. Et par là, je ne veux pas dire juste acheter une tech22 nologie mais investir en moyens, en marketing, en réflexion, en créativité sur ce qu’ils estiment être leur point fort. Ils ne pourront probablement pas tout mener de front. Et je reconnais que le choix n’est pas simple » Les vecteurs de type E-paper, le M-paper (édition mobile) ou l’E-INK ne sont-ils que des solutions provisoires ? Vers quoi les consommateurs vont-ils se tourner ? » Gerd-R. Schmidtke Directeur de Funkinform Des journalistes et des outils Au sein de Leomedia, l’approche est pragmatique. Comme le souligne Ralph Rossmanith, son directeur général, le fait que l’internaute passe du niveau d’observateur au niveau acteur induit une certaine volatilité en terme de consommation : Si chacun a des possibilités illimitées pour jouer un rôle actif dans le monde en ligne, l’avantage ira à ceux qui proposent le meilleur environnement pour la participation des lecteurs. « Les sites des journaux doivent être séduisants afin que les internautes aiment utiliser les services proposés. Notre rôle est d’apporter aux sociétés d’édition les solutions les plus innovantes pour répondre aux exigences et renforcer les compétences. » Andrés Checa, directeur marketing de Protec s’intéresse à la préparation culturelle des rédactions. « Beaucoup de journalistes travaillent déjà sur un grand nombre de sources d’information via le Web. Je pense que l’intégration des médias riches est la partie la plus difficile à réaliser. Mais d’intéressants langages de programmation tels que Flex d’Adobe ont été lancés récemment et sur cette base il devrait être possible de constituer un vrai environnement de travail pour tous les services Web. » Un second aspect est aussi essentiel dans la démarche de Protec : « Nous savons que le marché exige une interactivité croissante avec les clients et les audiences. Cela exige que l’éloignement géographique ne constitue pas de problème, que les plates-formes soient ouvertes pour connecter tout le monde et que le niveau de standardisation de l’interface utilisateur et la façon dont l’information est présentée et traitée s’améliorent. Je pense que c’est ça le concept du Web 2.0 pour les sociétés de presse. » Pour DTI, le Web 2.0 est une vaste ombrelle qui englobe un grand nombre d’innovations. Et la société s’intéresse particulièrement à deux de ces nouveautés. La première est la technologie AJAX et la seconde tout ce qui concerne des fonctions de recherche intelligente. « La technologie AJAX implique que le logiciel client riche puisse être utilisé au sein d’un navigateur Web. Aujourd’hui, des applications complètes avec menus déroulants, listes déroulantes et données dynamiques peuvent tourner au sein de la fenêtre du navigateur. DTI développe de nombreuses applications pour en faire des clients riches tournant sur une fenêtre du navigateur – comme les outils de planification éditoriale, les outils d’archivage et les outils d’édition sur le Web », souligne Alyson O. Williams, directrice Les technologies Web sont au cœur du développement de nouveaux outils et de nouvelles solutions d’édition dans le domaine de la presse. » Alyson O. Williams Directrice marketing de DTI Marketing de Digital Technology International. Au sujet des technologies de recherche, DTI analyse une évolution des méthodes : « La recherche passe des traditionnels mots-clés vers des recherches en texte intégral, qui peuvent identifier les mots par leur signification. ». Ce nouveau niveau implique la recherche de mots dans un contexte http://www.ifra-nt.com
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