Ifra techniques de presse - Édition spéciale Web 2.0 - (Page 18) Kit de démarrage » www.ifra-nt.com Édition spéciale Web 2.0 techniques de presse Eric van der Vlist Pour entrer dans l’ère du Web 2.0 il ne suffit pas d’introduire un soupçon d’Ajax. Il faut un projet d’intégration des internautes et la volonté de participer à cette plate-forme qu’est devenu le Web. Ces principes ne sont pas neutres surtout pour les éditeurs médias. Transformer un site 1.0 en Web 2.0 Les articles qui composent cette édition spéciale présentent les trois définitions du Web 2.0 communément admises. Des définitions qui sont en fait étroitement liées. La première est souvent qualifiée de « volet social du Web 2.0 ». Elle représente les objectifs de cette vague de fond : refaire de l’Internet un espace auquel tout le monde participe. Les motivations peuvent être philanthropiques comme dans le cas de l’encyclopédie en ligne Wikipédia ou purement commerciales. Ces objectifs sont communs à tous les sites Web 2.0. La deuxième définition peut être qualifiée de « volet architectural ». Si le contenu doit être produit par le plus grand nombre, il faut qu’il soit éditable avec les logiciels communs aux ordinateurs que les internautes utilisent pour accéder aux sites. Les environnements utilisés étant très hétérogènes, leur point commun se résume à un navigateur Web relativement récent. Pour réaliser le volet social du Web 2.0, on ne va donc s’appuyer que sur ce navigateur et considérer que tout le reste doit être fourni par le Web : le Web devient une véritable plate-forme, au sens informatique du terme. C’est-à-dire une base de travail à partir de laquelle on peut écrire, lire, utiliser, développer un ensemble de logiciels. La troisième définition est le volet technique du Web 2.0. Pour que tout le monde puisse créer du contenu en utilisant le Web comme une plate-forme, il a fallu trouver de nouvelles façons d’utiliser les technologies du Web pour augmenter la convivialité des applications. le volet social en est totalement absent. Cela ne serait pas très grave si l’utilisation abusive des technologies Web 2.0 ne s’avérait pas souvent contre-productive. Dans cet exemple, la nouvelle page est moins ergonomique puisque les visiteurs doivent lire les différentes notes explicatives et assimiler le mode opératoire avant de pouvoir accéder à une documentation alors que le suivi des liens sur la version précédente se faisait conformément aux usages du Web. Stratégie, stratégie ! Il faut bien garder à l’esprit ces trois aspects pour éviter l’erreur que font certains sites. Ajouter un soupçon d’Ajax ne suffit pas à vous donner le label Web 2.0. Ainsi par exemple, mon fournisseur d’accès à Internet a récemment modernisé son site Web. Dans la section « documentation », il a remplacé les liens vers les documentations utiles par un système en apparence beaucoup plus Web 2.0 : chaque documentation est dotée d’une icône qu’il faut glisser sur une image pour la visualiser. Cette nouvelle page utilise des technologies Web 2.0 mais « Nettoyer » votre site Web 1.0 Pour transformer un site Web 1.0 en site Web 2.0, il faut donc concevoir un véritable projet « social » avant de démarrer les développements techniques. Pour beaucoup de journaux, ce projet social débute par la mise en place de systèmes de commentaires ou de forums de discussion. Ces fonctionnalités sont le prolongement du courrier des lecteurs qui est le seul espace collaboratif des journaux papier, mais on peut imaginer beaucoup d’autres fonctionnalités Web 2.0 en transposant les concepts développés par les « success stories » du Web 2.0. Une fois que l’on a trouvé le concept qui va transformer chacun de nos lecteurs en rédacteur, comment faire pour métamorphoser notre site en site Web 2.0 ? La bonne nouvelle, c’est que les techniques de base du Web 2.0 sont les mêmes que celles du Web 1.0. Le Web 2.0 s’appuie lui aussi sur HTTP, HTML (ou XHTML), les URI, CSS, XML et JavaScript. Il a lui aussi besoin de développements côté serveur et ces développements peuvent utiliser toutes les technologies utilisées pour le Web 1.0 (PHP, Java, C#, Perl, Python, Ruby). La mutation Web 2.0 n’impose donc pas de révolution dans l’architecture d’un site Web. L’évolution vers le Web 2.0 nécessite néanmoins un « nettoyage » des sites Web 1.0. Une telle phase de nettoyage ou « refactoring » est conseillée avant toute évolution d’un projet informatique : les modifications sont toujours plus faciles à apporter sur un projet simple et épuré. Dans le cas du Web 2.0, un des points à soigner tout particulièrement est la structure des pages (X) HTML du site. La technologie Ajax utilisée par les sites Web 2.0 consiste en effet à modifier les > 5 étapes pour débuter son site Web 2.0 > Définissez votre stratégie éditoriale et commerciale et n’hésitez pas à consulter un spécialiste (un web-ergonome par exemple) pour valider le confort et la logique d’utilisation de votre nouvelle offre > Opérez un refactoring de votre site Web 1.0 et soignez particulièrement la structure des pages (X) HTML du site > Adoptez pour vos URI (Uniform Resource Identifier) une politique d’attribution des URI permettant d’attribuer une adresse fixe à chaque ressource publiée par votre site > Choisissez l’environnement de développement qui vous convient le mieux : soit un « framework » soit en utilisant une des bibliothèques JavaScript Web 2.0 > Définissez les contenus que vous acceptez de partager avec d’autres acteurs du Web 2.0 et selon quelles modalités Eric Van der Vlist vient de terminer la co-écriture d’un livre intitulé « Professional Web 2.0 Programming » et publié par les éditions Wrox. Pour ceux qui s’intéressent à ce livre et à ses auteurs le lien sur Amazon est : www.amazon.com/gp/product/0470087889. http://www.ifra-nt.com http://www.amazon.com/gp/product/0470087889/
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