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La cuvée du Haut Quineleu : le vin des copains

Depuis 1993, Rennes a quand même son vin : le Haut Quineleu ! Produit avec les raisins qui mûrissent dans le quartier du même nom, derrière la gare, il est élaboré avec un mélange « très aléatoire de différents cépages », explique en esquissant un sourire Roselyne Joubin, la présidente de l’association Rennes jardin, qui initie ces vendanges chaque année. « On y trouve cependant beaucoup de fruits produits par un pied que nous appelons Petit rennais, mis au point en 1908 par un professeur de botanique à l’université de Rennes, Lucien Daniel. C’est un cépage extrêmement résistant, qui survit sans traitement aux maladies, comme aux étés secs ou très humides. » Une centaine de bouteilles sortent de leur production tous les ans, au contenu « doux, mais qui vaut bien un cahors, reprend Roselyne Joubin. C’est un vin de copains ; de toute façon, les vins bio – c’est le cas du nôtre – sont toujours un petit peu plus rudes que les autres ! »

Gros plan sur

Maurice Pilorge fut le dernier guillotiné à Rennes

Le samedi 4 février 1939, le couperet de la guillotine tomba pour la dernière fois à Rennes à 6 h 46, devant la prison Jacques-Cartier. Et c’est sur une page entière que le journal du lundi relata complaisamment le déroulement de l’exécution qui aurait dû avoir lieu la veille. L’exécuteur des basses oeuvres, le bourreau Anatole Deibler, était mort d’un infarctus à la station de métro porte de Saint-Cloud, en route pour la gare Montparnasse alors qu’il s’apprêtait à rejoindre Rennes... sa ville natale, où il n’avait pas remis les pieds depuis l’exécution de Lagadec en 1922. C’est son adjoint, Jules-Henri Desfournaux, qui officiera.

Retrouvez l’article complet sur www.wikirennes.fr, Catégorie « Histoire et mémoire »

Entrée de l’ancienne prison Jacques-Cartier devant laquelle Maurice Pilorge fut guillotiné.

Archives municipales Vivre en intelligence... avec l’ennemi

En Bretagne de manière générale, et à Rennes en particulier, le sujet de la collaboration avec l’occupant nazi fait toujours polémique, plus d’un demi-siècle plus tard. Sans doute parce que, au-delà du terrain des idées politiques, les mouvements autonomistes bretons de l’époque et le projet de Reich à 1 000 ans élaboré par Adolf Hitler puisent parfois leur sève nourricière dans un terreau culturel commun : l’héritage celte, la défense des traditions… À défaut de certitudes, il conviendra donc de prendre de l’altitude pour aborder la question. Auteur de nombreux ouvrages sur l’Occupation en Bretagne, Kristian Hamon croisera son regard avec celui de Jean Flouriot, alors inspecteur de police à Rennes.

Jeudi 24 mai, 18 h, aux Archives de Rennes.

Entrée libre. www.archives.rennes.fr

Bureau des temps Travail, famille : le temps des grandes transformations

Les années 1960… Robert Castel et Claude Martin nous parleront d’un temps que les gens de vingt ans ne peuvent pas connaître, écrirons-nous pour paraphraser un célèbre chanteur populaire. À travers le prisme de deux piliers de notre société, le travail et la famille, les deux sociologues reviendront sur la grande transformation de ces cinquante dernières années. The times they are a changin !, chantait Bob Dylan en 1964. Que lui répondrait Lady Gaga ?

Jeudi 31 mai, 20 h 30, dans le cadre des Jeudis du temps aux Champs Libres. Gratuit. 02 23 40 66 00.

www.leschampslibres.fr



n° 8 - mai-juin 2012 - Les Rennais 37