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INITIATIVES COMMUNES

La primeur d'une épicerie

Après trente ans de pénurie, Chevaigné retrouve son épicerie. Installée sur la placette de la halte SNCF, la supérette bat pavillon CocciMarket.

Chevaigné « Né entre deux boîtes de camembert », dans une famille de commerçants, le patron s’appelle Jean-François Masseron, ancien gérant d’une supérette à Betton. Vingtcinq ans d’expérience et une envie : celle d’être enfin indépendant. « Je m’approvisionne au marché d’intérêt national pour les fruits et les légumes. Je peux travailler librement avec des producteurs locaux. » Au rayon bio, les soupes sont préparées à Talensac et les céréales à Domagné. L’épicerie, bien ravitaillée, occupe 200 m2 de surface de vente en pied d’immeuble, aux portes du nouveau quartier de la Branchère. Elle livre à domicile les séniors et fait aussi pressing en attendant le point presse, la photocopieuse et le relais colis. Le retour d’un commerce alimentaire de proximité était très attendu dans la commune. « Mais il faut un peu de temps pour changer ses habitudes. Petit magasin ne veut pas dire prix fort. » Cerise sur le gâteau, le magasin est ouvert le dimanche matin.

> Olivier Brovelli

CocciMarket, 3, rue des Temps modernes. Horaires : tous les jours (8 h-13 h ; 15 h-20 h) sauf le dimanche (9 h-12 h 30)

Au pain quotidian

Pour sauver sa boulangerie, la municipalité langanaise s’est lancée dans un véritable marathon administratif.

Langan Tout commence en 2013. Après plus de soixante ans d’activité, la boulangerie baisse son rideau. Trop vétustes, le logement et le fournil n’attirent personne. La commune décide alors de racheter le bâtiment et d’y réaliser les travaux de modernisation. « Notre commune a peu de moyens. Cet investissement est énorme pour nous, mais une boulangerie, on y va tous les jours, c’est un lieu d’échanges, là où toutes les diversités de population se croisent », raconte Daniel Yvanoff, le maire. Un lieu qui mérite donc cet investissement de 250 000 € et le marathon couru par la mairie pour trouver un repreneur, acheter le bâtiment, réaliser et suivre les travaux et rechercher des aides. Grâce à cela, la part financée par la commune revient à près de 90 000 €. Gilles Serre, le nouveau boulanger, fait partie de l’aventure depuis le début. Avec ses trente ans de métier, le pari ne lui fait pas peur. « C’est une opportunité. On veut faire du pain de qualité pour les habitants d’ici et ceux des communes qui n’ont plus de boulangerie. » Le nom de la boulangerie est symbolique et prometteur : Au pain quotidien.

> Isabelle Barreau



8 Rennes Métropole Magazine / N° 21 / février - mars 2015