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CULTURES / CULTURES URBAINES

Des cordels au cordeau !

Quand une association de graphistes travaille avec un Esat, cela donne des cordels… D’étonnants petits fascicules en noir et blanc…

Les Établissements Bollec est une association qui fait la promotion du graphisme et de la bande dessinée, mais de façon décalée, et qui réalise plusieurs publications, dontCitad’elles et L’Hypocrite. Elle aime inviter des publics variés à ses travaux : « On n’est pas obligé de savoir dessiner ou écrire. Nous avons différents outils pour se sentir décomplexés… », explique Alain Faure, coordinateur des Établissements Bollec. Voilà pourquoi, Emmanuelle Maillard, de l’Esat de Thorigné-Fouillard qui accueille des personnes souffrant de troubles psychiques, a proposé de travailler avec cette association. Pour créer des « cordels », cette littérature populaire qui vient du Brésil et est vendue sur les marchés.

« On a eu l’idée d’utiliser des contes et légendes de Bretagne. » Les animateurs se sont déplacés avec leur matériel et chacun des vingt participants a choisi la partie à illustrer. « Là où beaucoup ont du mal à aborder un nouveau médium, eux dessinent, puis se lancent sans aucune appréhension dans la gravure. Ils se sont investis à fond. »

Cela donne des récits sombres, illustrés avec force. Un résultat voisin de l’art brut réuni dans quatre fascicules. Et les participants sont restés cois quand ils les ont vus la première fois. « Après quelques minutes, ils ont parlé, parlé… Ils étaient très étonnés et ne pensaient pas que leur travail serait ainsi mis en valeur. » Des fascicules distribués dans l’Esat et aux familles, mais que l’on peut aussi lire sur le site des Établissements Bollec qui envisage de donner une suite à cet atelier, avec une autre technique, la taille douce, et peut-être par une exposition. > Didier Teste

Et le canard est toujours vivant !

Moi, canard est une adaptation du célèbre conte d’Andersen qui sera jouée par la compagnie Joli Collectif à la salle de Thorigné-Fouillard l’Éclat.

Ce spectacle revisite l’histoire du vilain petit canard, le conte d’Andersen, tout en gardant son histoire et sa métaphore. « Ce canard est un petit bonhomme qui grandit et trouve sa place dans le monde après des épreuves douloureuses. Chacun d’entre nous traverse ce genre de chose… », explique Énora Boëlle, metteure en scène de la pièce en collaboration avec Robin Lescouët. Elle s’est adressée à Ramona Badescu, auteure pour enfants pour écrire cette adaptation. « Dans la pièce, c’est le canard qui parle comme dans une confession… Et contrairement à l’image que l’on pourrait en avoir, pour moi, il n’est pas une victime, mais un combattant ! » L’animal est joué par Abigail Green accompagnée du musicien et homme orchestre Gregaldur. Et un dialogue s’enchaine bien vite entre les deux…

C’est un spectacle tout public à partir de 7 ans, « mais un adulte doit pouvoir venir le voir sans s’ennuyer », rajoute Énora. Pourquoi se produire à l’Eclat ? « C’est important de jouer hors de la ville de Rennes.” Et la compagnie proposera Moi, canard pour la première fois en dehors du Théâtre de Poche de Hédé, « avec un public que l’on ne connait pas ». Et, sur sa demande, la jauge ne sera que de 100 à 120 spectateurs… « Nous limitons volontairement le nombre de places, car le jeune public ne fait pas semblant, s’il s’ennuie, il le montre ! » > Didier Teste

D'AUTRES RENDEZ-VOUS

Jeudi 19 et vendredi 20 mars 2015 : dans le cadre de la saison culturelle de Lillico à Thorigné-Fouillard.



50 Rennes Métropole Magazine / N° 21 / février - mars 2015