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Le muscadet joue carte sur table

Le muscadet n’est pas un vin à la noix : tel est en substance le message de « Muscadet : revoyez vos clichés ! » Fruit juteux de la rencontre entre des photographes et des étudiants en viticulture-oenologie. En bref, une expo de derrière les fagots !

Ni vin de messe ni vin de masse, le muscadet peut avoir une image troublée, et ce, quel que soit le nombre de verres vidés. Le muscadet qui donne mauvaise haleine ; le muscadet qui provoque des crampes… Plus sérieusement, et pour jouer carte (des vins) sur table (étoilée), le cépage de l’Ouest serait largement sous-estimé dans ses qualités intrinsèques. Une raison suffisante pour déclencher, non pas les raisins de la colère, mais cette initiative originale, mûrie par les viticulteurs de l’association Les Vignes de Nantes. Ces Chais Guevara ont donc pris les armes (l’art photographique et l’humour) pour se lancer dans cette révolte sympathique, se prêtant volontiers au jeu de la pose. Trois photographes du cru nantais (François Darbé, Christophe Bornet, Tara Devaud) et des étudiants de l’école de Briacé, locale elle aussi, parfont le tableau. Ils nous invitent donc tous ensemble à revoir nos clichés.

« Le muscadet est un vin important, commente François Darbé. Il marque le début du vignoble de Val-de-Loire. Il symbolise aussi une grosse région viticole qui va de la mer jusqu’au dessus d’Orléans. » À l’image des vignerons d’excellence membres des Vignes de Nantes, il a redoré son blason au point de convaincre 300 tables étoilées de le faire figurer sur leur carte ; des neuf crus communaux aux cépages originaux historiques (malvoisie, fié gris, folle blanche…), il ne se déguste donc pas au pif, mais avec du nez.

En tenue de sport, pour faire un jogging dans les vignes, ou sur un arbre perché tel le baron d’Italo Calvino ; en train de jongler avec des bouteilles, ou la tête dans les étoiles, les dix-huit clichés de l’exposition pulvérisent les clichés. Les plus sceptiques devraient mettre beaucoup d’eau dans leur vision déformée. En attendant, et pendant quelques jours, le muscadet devient un vin de… tout Rennes. > J.B. G.

www
« Muscadet : revoyez
vos clichés ! », du
4 février au 14 mars,
à la médiathèque
L’Autre Lieu, au Rheu.
02 99 60 88 67.
www.agora-lerheu.fr

Nouveau scénario en 2002 : il rejoint Centre Images à Vendôme, la structure de soutien au cinéma et à l’audiovisuel en région Centre. Il y reste sept ans, où il est notamment chargé de développer le festival Images en Régions. Au-delà du panorama de films soutenus par les collectivités territoriales, Fabrice Bassemon met en valeur les jeunes cinéastes français, ainsi que les plasticiens-vidéastes de l’art contemporain. Un domaine auquel Fabrice Bassemon se consacre pleinement à partir de 2009 à Bourgen- Bresse. Responsable du service d’action culturelle de la ville, il promeut H2M, l’espace municipal dédié à l’art contemporain et aux arts visuels.

Grand angle

« Le cinéma est éminemment modelé par les arts plus anciens que lui (théâtre, peinture…), et il est aussi le modèle de l’art à venir. On va vers un art total où les frontières seront de plus en plus floues. » D’où l’accent mis sur la pédagogie à l’année en milieu scolaire et sur l’étude des mutations numériques : « Une manifestation emblématique comme Travelling se doit de former le regard du public jeune, d’autant qu’il est bombardé d’images en permanence. Il faut plus de convergences entre la diffusion des films et l’éducation à l’image. » Et quid de la thématique urbaine de Travelling ? « C’est l’ADN du festival ! Mais peut-être s’est-il trop attaché à la ville invitée. Il faut dépasser cet horizon pour retrouver un lien organique avec la cinégénie urbaine. Interroger les marges, les interstices ; les territoires qui se délitent ou qui se reconstruisent. L’émergence de la ville moderne est indissociable de l’histoire du cinéma. » > Éric Prévert



N° 21 / février - mars 2015 / Rennes Métropole Magazine 49