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REPORTAGE

Créer son entreprise, un long parcours

Entreprendre Créer son entreprise relève parfois du parcours du combattant. Se faire accompagner assure de meilleures chances de réussite. Témoignages de cinq entrepreneurs et de professionnels de la création d’entreprise.

«Créer son entreprise, ça revient à sauter d’un avion, ouvrir un parachute percé et le recoudre dans la descente. » L’image de Christophe Renzaho, jeune créateur de CR Informatics, fait sourire toute l’assistance ce mardi 16 décembre, à l’occasion de la soirée « Je crée ma boîte », organisée par la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Rennes. En termes imagés, il vient de résumer ce que répètent à l’envi tous les acteurs locaux de l’emploi. « Plus on est accompagné, plus la création d’entreprise est viable », affirme Véronique Faucheux, directrice de la Maison de l’emploi, de l’insertion et de la formation (Meif) du bassin de Rennes. « Aujourd’hui, plus de 70 % des créations concernent des entreprises individuelles. La naissance du statut d’auto-entrepreneur en 2009 a dédramatisé le processus », poursuit Nicole Levelu, responsable du service création et transmission à la CCI.

Mais, dans la majorité des cas, le créateur n’a jamais été à son compte et n’a aucun lien avec l’entreprenariat. Nicolas Vidal en sait quelque chose. Parti de zéro, le jeune homme de 27 ans a créé NV Communications en un mois. « Je suis le seul entrepreneur de mon entourage. Au départ, on m’a pris pour un fou. Je n’arrivais pas à trouver de travail, j’avais envie de faire ce qui me passionnait, le marketing et la publicité. J’ai créé ma société avec un euro de capital, le 1er juillet 2012. Un mois auparavant, j’avais eu l’idée de proposer des supports de communication innovants aux entreprises, comme des sacs à baguette. Je suis allé démarcher des clients au culot. L’idée a intéressé, j’avais déjà des commandes avant la création. » Depuis, sa société n’a cessé de croître, le Rennais emploie désormais huit personnes.

« Une feuille blanche devant soi »

Son exemple reste toutefois une exception. « D’après nos chiffres, il faut en moyenne six mois entre l’idée et la création de l’entreprise », nuance Nicole Levelu. Quel que soit l’état d’avancement du projet, des structures d’accompagnement existent, chacune avec leur expertise. « Elles travaillent de façon complémentaire. Que le porteur n’ait qu’une simple idée ou un projet plus détaillé, toutes proposent des dispositifs adaptés », note Véronique Faucheux. Cela prend la forme de simples actions de sensibilisation, de formations, d’ateliers collectifs ou de suivis plus individualisés. « C’est légitime d’avoir peur, nous sommes là pour détecter s’il y a des trous dans la raquette », souligne Edwige Loiseaux, directrice de la BGE, une association qui accompagne et forme depuis plus de trente ans les porteurs de projet. « Notre premier rôle est de favoriser les rencontres et de donner envie en montrant des créateurs qui ont réussi.



12 Rennes Métropole Magazine / N° 21 / février - mars 2015