CAUSE COMMUNE
Le parc de Saint-Jacques primé
La commune de Saint-Jacques a reçu le grand prix « Zones humides en milieu urbanisé » du ministère de l’Écologie. Ce prix met en lumière l’aménagement du parc de 45 hectares situé au coeur de la ville.
Saint-Jacques-de-la-Lande Malgré le froid, des promeneurs et des joggeurs parcourent les allées du parc de Saint- Jacques, ces chemins de terre bordés de fossés dans lesquels poussent des plantes de la famille des roseaux. « Ces végétaux ont un rôle de filtre. Avant, il y avait des tuyaux. On les a enlevés pour laisser des fossés où poussent ces plantes dépolluantes. Elles permettent de préserver le ruisseau du Blosne qui se trouve un peu plus bas », explique Vincent Aubry, directeur adjoint de l’aménagement urbain de Saint-Jacquesde- la-Lande. « Pendant de nombreuses années, l’urbanisation s’est faite sans tenir compte des zones humides. Désormais, on les respecte car elles sont très importantes », poursuit-il. Ce type d’environnement a en effet un rôle d’éponge. « Ça stocke l’eau et évite les inondations. Ensuite, en période de sécheresse, l’eau est restituée naturellement. »
L’autre fonction des zones humides est de permettre à la faune et à la flore de s’épanouir, et de préserver ainsi la biodiversité. « Des espèces végétales spécifiques s’y développent, du jonc, du roseau… » Un observatoire en bois a par ailleurs été installé au milieu de l’hectare et demi de la roselière. Il permet aux plus patients d’observer les nombreux oiseaux et quelques espèces rares de batraciens. « Au début, les habitants voulaient la même chose qu’au Thabor. Maintenant, ils sont ravis. »
> NICOLAS ROUHAUD
Les zones humides, ce sont ces mares, ces fossés, et ces terrains qui se gorgent d’eau un peu partout dans le parc.
Aider les jeunes à faire le « grand saut »
La construction d’une résidence pour jeunes actifs a commencé en janvier dernier. Elle ouvrira ses portes en 2013.
Nouvoitou « Bien souvent, les jeunes ne sont pas préparés à quitter le foyer parental. Ils appréhendent de se retrouver seuls », estime Damien Carlo, directeur général des services de la mairie. Afin de les aider dans cette étape, la commune a décidé d’investir près d’un million d’euros dans la création d’une résidence « destinée aux jeunes actifs en mobilité ». Située à l’angle de la rue Menault et de la rue de Châteaugiron, cette résidence proposera 10 logements meublés, du type 1 au type 3, pour des loyers de 298 € à 360 €, un type 5 et même un espace jeunes. Pas de caution et un préavis de huit jours… soit des conditions locatives allégées, « adaptées à des jeunes qui vivent une première expérience professionnelle, recherchent un emploi, sont en formation ou en difficulté familiale. Ils devront habiter ou travailler à Nouvoitou », indique Damien Carlo. Un accompagnement leur sera proposé par un animateur de l’association rennaise Les Amitiés sociales, qui participe avec la commune à l’élaboration de ce projet. Un « coup de pouce » pour les aider à s’envoler.
> NAT HALIE LOVENOU-MELKI
Des loyers modérés, pas de caution, un préavis court : l’idéal pour commencer sa vie professionnelle.
Musique et danse au manoir
>Chantepie Depuis septembre dernier, l’école intercommunale de musique et de danse du Suet (vent de sud-est en langage maritime) s’est installée dans ses nouveaux locaux, l’ancien manoir des Vendanges, propriété de la commune. Après un an de travaux de réhabilitation, réalisés par le cabinet d’architecture Quéré-Jouan, de Rennes, « le manoir et son extension
8 RENNES MÉTROPOLE MAGAZINE N° 7 - AVRIL 2012
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