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CAUSE COMMUNE

Une pause réconfortante

Ti Tomm, « maison chaleureuse » en breton, accueille les familles de détenus les jours de parloirs.

À Ti Tomm, les familles de détenus trouvent auprès des bénévoles un peu de paix et de chaleur.

STÉPHANIE PRIOU

Vezin-le-Coquet C’est un lieu chaleureux où l’on peut trouver soutien et réconfort, boire un café, échanger avec un accueillant. Créée en juillet 1997, Ti Tomm accueille les familles et proches de détenus avant et après les parloirs, près du centre pénitentiaire de Rennes-Vezin. Beaucoup de femmes seules y passent avec des enfants en bas âge. « On a une petite salle réservée pour eux, avec des jeux. Dimanche dernier, on a reçu dix-sept enfants », explique Marie-Thé Guy, présidente de Ti Tomm. Ces jeunes femmes qui viennent régulièrement nouent des liens entre elles, car elles vivent des situations très difficiles. Les quelque quatre-vingts bénévoles qui se relaient au sein de la structure ont un rôle d’écoute, mais aussi de conseil et d’information. « On aide à remplir les demandes de visite, à confectionner les colis de Noël. » Depuis 2011, Ti Tomm propose également une aide psychologique. « Les familles sont souvent dans un grand dénuement. Ça aide aussi à relativiser le regard d’autrui, parfois des surveillants », confie Marie- Thé Guy. Ici, personne n’est jugé, c’est un lieu où l’on peut trouver un peu de paix, à l’abri des regards. Ti Tomm est ouverte toute l’année, les jours de parloirs. Elle vient de se fédérer à la maison L’Arc-en-ciel, lieu d’hébergement des familles de détenus, à Rennes, au sein de la nouvelle association Brin de soleil.

> JÉRÔME MÉAR

Ti Tomm 02 99 41 93 48

De la terre pour les fermiers

> Bruz Trois maraîchers bio et deux pépiniéristes se sont installés à Bruz il y a quelques mois, une installation facilitée par le dispositif de portage foncier du conseil général. La nouvelle pourrait paraître anodine. Pourtant, il devient de plus en plus difficile pour de nouveaux agriculteurs de s’installer. « Si l’on ne vient pas d’une famille d’agriculteurs, ce qui est notre cas, il est très difficile de trouver des terrains, remarque Guillaume Héry, l’un des maraîchers nouvellement installés à Bruz. Nous nous sommes portés candidats et notre dossier a été retenu. » Les exploitations sont individuelles, mais les maraîchers partagent le même terrain et les outils. « Nous étions complémentaires, c’est pour cela que le projet a plu, souligne l’agriculteur. Nos premiers semis ont été mis en terre en 2011.

Au printemps, nous allons installer une boutique sur le terrain, pour vendre directement du producteur au consommateur. »

Les exploitants privilégient déjà les circuits courts en vendant leurs produits dans des Amap à Rennes et dans des groupements d’achat à Villejean et Kerlann.

> CAROLE ANDRÉ

Point de vente : lieu-dit « La Massue » à Bruz.

Vingt-deux hectares d’un seul tenant, une opportunité que ces cinq maraîchers ont eu la chance de pouvoir saisir.

STÉPHANIE PRIOU



10 RENNES MÉTROPOLE MAGAZINE N° 6 - FÉVRIER 2012