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Art brut ? Space invaders ? Non, tout simplement l’outillage de nos ancêtres, les Bretons. à la pointe, cela va sans dire.

ChRISTOPHE SIMONATO.

Soyons Fouilles invite à un voyage en dix étapes au coeur de la Bretagne ancestrale.

CHRISTOPHE SIMONATO.

ARCHÉOLOGIE PRÉVENTIVE : CE RENES QU’ON DATE

Né il y a dix ans, l’Institut national de recherches archéologues préventives ne rate pas une occasion de mettre son expertise au service de la mémoire. à Rennes comme dans toute la Bretagne, les chantiers se multiplient.

Il distille ses diagnostics avec une grande précision scientifique ; ausculte ses patients en glaise, en terre ou en ciment, avec la plus grande délicatesse ; dévoile ses trouvailles au grand jour, à travers ses publications ou par le biais d’animations grand public. I nexistant il y a dix ans, l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) est un peu la fée du logis archéologique. Au four et au moulin en Bretagne, en Pays de la Loire et dans les deux Normandie, l’établissement compte dans ses rangs 320 archéologues toujours au rendez- vous de la découverte. « Jusqu’en 2011, aucune loi ne régissait l’archéologie préventive, pose Michel Baillieu, adjoint scientifique et technique dans cet institut basé à R ennes. Les fouilles reposaient sur un accord amiable et, finalement, la capacité de négociation des chercheurs. » Placé sous la double tutelle des ministères de la Culture et de la R echerche, l’Inrap établit une dizaine de diagnostics par an hors grands travaux.

Une vitesse en constante augmentation, comme pour les fouilles d’ailleurs : « jusqu’en 2009, c’était une dizaine de chantiers. Cette année, nous avons presque doublé le quota ! » Les fouilles se ramassent à la pelle, et pas seulement en automne !

Le menhir de la Beaudouinais, au nord de Dourdain.



N° 6 - FÉVRIER 2012 RENNES MÉTROPOLE MAGAZINE 47