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chine

Reconversion d’une ville

>Autrefois synonyme d’industrie lourde et de pollution, Shenyang est désormais la cité la plus propre de Chine. Cette ville de huit millions d’habitants capitale de la province de Liaoning, dans le nord-est de la Chine, était dans les années 1950 et 1980 un foyer industriel majeur autant réputé pour ses usines que pour son niveau de pollution. « Du haut d’un grand bâtiment, tout ce qu’on pouvait voir était une forêt de cheminées et de hauts-fourneaux recouverts d’une fumée noire. »

Tout cela a disparu aujourd’hui et Shenyang est à la tête d’une révolution verte. La ville a éliminé de son centre toute trace d’industrie lourde et augmenté de 30 % ses espaces verts. Les centres de production polluants ont été transférés en périphérie de la ville en construisant de nouvelles usines qui émettent désormais beaucoup moins d’oxyde de soufre que la moyenne nationale. Au centre-ville, des programmes immobiliers et des remplacé les fonderies. Le gouvernement local a lancé cette reconversion à un moment-clé du développement chinois, dans les années 1990, où les entreprises publiques n’ont plus bénéficié du soutien financier de l’état et où les usines sont devenues obsolètes. Les responsables locaux ont alors travaillé avec le service de la protection de l’environnement de la ville et entamé la décontamination des sols sur les sites des anciennes usines. Ce nettoyage a coûté 14 millions d’euros, mais le rendement actuel des terrains affectés à l’immobilier est bien supérieur. Aujourd’hui, Shenyang construit son réseau de métro et ses choix « verts » ont convaincu le pouvoir central chinois, qui lui attribue désormais des subventions pour ses projets.

SOURCE

[extraits], New Haven, Connecticut

Shenyang est à la tête d’une révolution verte.

états-unis

Échanges de bons procédés

>Des terrains vierges à Manhattan, en attente de jours meilleurs pour voir émerger de nouveaux immeubles après la crise. Des habitants en quête d’espace pour aménager une ferme urbaine, un lieu d’animation en plein air, doté d’un marché aux puces et aux légumes bio. Il n’en fallait pas davantage pour que naisse une entente « cordiale » entre des promoteurs pour le moment désargentés mais propriétaires de friches, et des citadins qui rêvent de projets alternatifs. La ville de New York compte quelque 600 terrains inoccupés appartenant à des promoteurs immobiliers. Plusieurs sont maintenant investis par des associations qui y ont créé des fermes urbaines bio, par exemple sur East River. D’autres, comme à Brooklyn, offrent le spectacle coloré d’un immense marché sur quelque 15 kilomètres carrés, vers lequel converge une foule de curieux et de mordus. à l’est de la 29e rue, en lieu et place de la future seconde tour du centre Alexandria des Sciences de la Vie, dont la programmation a été différée de plusieurs années, s’étalent désormais 6 000 micro-serres sous des tentes en plastique. C’est aussi là que sont organisés des dîners géants - et bio - issus des produits de cette « ferme » improvisée. Ailleurs encore dans New York, le groupe immobilier Rockrose a prêté ses terrains à une communauté de plasticiens et d’artistes du spectacle. Le fin mot de l’histoire : les promoteurs se disent ravis que ces friches ne deviennent pas des « zones » et qu’au contraire, elles drainent un public important, souvent bobo, jeune... et, un jour peut-être, intéressé par l’achat d’un appartement !

SOURCE



N° 6 - FÉVRIER 2012 RENNES MÉTROPOLE MAGAZINE 35