Les demandeurs d’asile au coeur du combat du DAL35.
DAL 35
L’auberge espagnole
Le logement reste le problème numéro un. Solution : la colocation, un phénomène qui prend de l’ampleur. Dépenser moins et avoir plus d’espace, c’est toute une philosophie. Si certaines associations ou sites favorisent les rencontres entre logeurs et locataires, encore faut-il qu’ils se supportent. En effet, il n’est pas facile de concilier un amoureux de la musique métal avec une étudiante qui prépare ses examens ! Il existe aussi la colocation intergénérationnelle qui favorise la vie sous le même toit entre un senior et un jeune, comme le propose l’association Bretagne Arc-en-ciel. Un modèle du genre qui devrait se développer.
Toutes ces façons de consommer autrement, dites collaboratives, ne sont plus seulement l’apanage d’une jeunesse rebelle, mais touchent toutes les générations. L’avenir sera-t-il plus solidaire ?
> DIDIER TESTE
Glaner : une nécessité pour certains, un acte politique pour d’autres.
CHRISTOPHE LE DÉVÉHAT
COVOITURAGE+ EN CHIFFRES
> Fin 2011, l’association covoiturage+ comptait 10 500 inscrits, un chiffre en constante augmentation. Près de 72 % viennent travailler sur le territoire de Rennes Métropole. 2 000 adhérents covoiturent de façon régulière, pour une distance moyenne domicile-travail de 37 km.
Covoiturage+, 20, rue d’Isly, 35000 Rennes 02 99 35 10 77 02 99 35 10 77 www.covoiturage.asso.fr
> militant Depuis plus de deux ans, le Dal 35 (Droit au logement) est à la pointe du combat pour l’accession au logement sur l’agglomération rennaise. L’association fait face à une situation préoccupante.
Les combattants du droit au logement
Avec la crise, de plus en plus de gens vivent dans la rue et les demandeurs d’asile sont en première ligne. La borne de dimension régionale, Eurodac, avec la prise d’empreintes digitales, les oblige à passer par Rennes et le Dal 35 a fort à faire pour leur venir en aide. Autre signe inquiétant, le 115 – le SAMU social – ne peut répondre à toutes les demandes ; les professionnels de cet organisme se sont d’ailleurs mis en grève le 2 août dernier pour dénoncer les baisses de budget. Michel Guérin, militant au Dal précise : « avant, on n’avait que des demandeurs d’asile, actuellement nous avons aussi des cas d’expulsion locative. » Pourtant, pour l’association, il y avait en 2009 près de 8 000 logements vides sur Rennes, selon l’Insee. Elle dénonce aussi les baisses de budgets pour l’accueil des demandeurs d’asile.
« Aujourd’hui, nous avons onze réquisitions sur Rennes qui abritent près de 300 personnes, dont soixante enfants, tous scolarisés. » Quelle solution pour améliorer cette situation ? Le plan Coorus mis en place par Rennes Métropole est, pour l’association, insuffisant. « Il faudrait une cohésion entre les communes de Rennes Métropole qui pourraient recevoir chacune deux, trois familles, propose Marie-Claude Escaich Tézenas, militante. Les gens ne sont pas exigeants : de l’eau, un chauffage, un coin pour faire la cuisine… Pourquoi n’y a-t-il pas une discussion là-dessus ? Qu’on mette cartes sur table et voyons ce qu’on peut faire. » Déjà, douze enfants sont nés dans des réquisitions…
> D. T.
N° 6 - FÉVRIER 2012 RENNES MÉTROPOLE MAGAZINE 27
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