AIDES SOCIALES : QUI FAIT QUOI ?
> Le Revenu de solidarité active (RSA). Selon les communes, la constitution des dossiers est effectuée par les Centres communaux d’action sociale (CCAS), la Caisse d’allocation familiale (CAF), la Mutualité sociale agricole (MSA) ou les Centres départementaux d’action sociale (CDAS) du Conseil général.
L’allocation compensatrice et la Prestation de compensation du handicap (PCH). La constitution des dossiers est effectuée par les CCAS ou par la Maison départemental des personnes handicapées (MDPH) qui instruit les demandes.
L’aide sociale aux personnes âgées et l’aide sociale aux personnes handicapées. Les dossiers sont constitués par les CCAS.
L’Allocation de solidarité pour les personnes âgées (ASPA). Ce sont aussi les CCAS qui constituent les dossiers.
L’Allocation personnalisée d’autonomie (APA). Ces dossiers sont constitués par les Centres locaux d’information et de coordination (CLIC).
Les aides facultatives. Elles sont variables selon les communes en fonction de leurs politiques d’action sociale.
LES TARIFS SOLIDAIRES
>Toute personne dont les ressources sont inférieures au barème de la Couverture maladie universelle complémentaire peut souscrire au tarif première nécessité pour l’électricité et au tarif spécial solidarité pour le gaz. Les personnes qui bénéficient du RSA peuvent souscrire à ces tarifs ainsi qu’au tarif social mobile. Une réduction sociale téléphonique existe également pour les bénéficiaires de minimas sociaux (RSA, AAH, ASS). Quant au tarif social internet, il est en cours de mise en œuvre.
RÉALISÉ EN COLABORATION AVEC MURIEL SERE, DU CC AS DE RENES
À SAVOIR
> 0800 333 123 (appel gratuit) pour le tarif de première nécessité de l’électricité
> 0 800 333 124 (appel gratuit) pour le tarif spécial de solidarité relatif à la fourniture de gaz naturel
> la CAF, la MSA ou Pôle emploi pour la réduction sociale téléphonique
> 09 70 80 60 40 ou www.zeroforfait.fr pour le tarif social mobile.
La maison modulaire BBC , ici des blocs réalisés par l’entreprise Mab Gasnier de liffré : une nouvelle façon d’envisager l’habitat de demain.
JULIEN MIGNOT
L’INTERVIEW EN TROIS TEMPS
« LE BÂTIMENT , UN SECTEUR CLÉ À SOUTENIR »
En quoi le Programme local de l’habitat (PLH) répond-il aux attentes des habitants ?
Par une production conséquente de logements - dont 50 % pour les personnes les plus modestes - Rennes Métropole contribue considérablement à atténuer les effets de la crise, qui diminue la solvabilité de tous les catégories sociales. Le PLH a permis de faciliter l’accès au logement social et de faire baisser les prix des loyers privés à la relocation, d’où le faible recours à la commission DALO(1) sur l’agglomération. Cette production massive et les aides importantes aux opérations d’accession sociale ont aussi entraîné la baisse des prix de l’immobilier. Cela facilite l’accession à la propriété pour les familles à revenus modestes, leur permettant de venir ou de rester dans l’agglomération.
Bâtir des logements, c’est aussi favoriser l’emploi ?
Le champ économique est le deuxième effet amortisseur du PLH. En effet, malgré la crise, plus 3 750 logements par an ont été livrés, contre 2 200 avant (soit + 70 %). Depuis 2010, 67 % des logements livrés l’ont été dans le secteur aidé, les entreprises bénéficiant ainsi des effets d’amortisseur économique de crise du PLH. Les nouvelles mesures prises par l’État - hausse de la TVA et taxation des organismes HLM - entraîneront, elles, une diminution de leurs capacités de production neuve, d’entretien et de réhabilitation du parc existant avec des répercussions négatives sur le bâtiment. Pourtant, par son économie de proximité et ses emplois non délocalisables, le bâtiment est un secteur-clé qu’il faut soutenir.
Quelles lignes directrices pour 2012 ?
L’ambition politique de Rennes Métropole reste immuable : « permettre à chacun de trouver sur le territoire une réponse adaptée », familles, personnes seules, étudiants, jeunes, personnes âgées, SDF... Nous sommes attentifs aux maillons qui manquent. Pour cela, le programme local de l’habitat doit être régulièrement adapté aux évolutions du contexte économique, social et aux moyens disponibles. C’est la conjugaison de l’ampleur et de la pérennité des moyens de mise en oeuvre du PLH, et la réactivité permanente en concertation avec l’ensemble des partenaires qui assure l’efficience de cette politique.
(1)Droit au logement opposable
> M. G.
GUY POTIN
VICE-PRÉSIDENT DÉLÉGUÉ À L’HABITAT
N° 6 - FÉVRIER 2012 RENNES MÉTROPOLE MAGAZINE 25
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